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nataswim introduction

La course à pied est-elle juste une forme plus rapide de la marche ?
Existe-t-il une manière correcte de courir ?
Puis-je améliorer mon style de course ?
Autant de questions que posent de nombreux coureurs à pied aux experts dans ce domaine, qu'ils soient docteurs, thérapeutes, entraîneurs ou simplement des coureurs plus expérimentés. Répondre à ces questions est compliqué, mais en fin de compte possible avec un peu de connaissance en science de l'exercice.

Cycle de la foulée

On peut comprendre la course à pied par l'analyse du cycle de la foulée. Contrairement à la marche, qui se définit comme une allure dans laquelle les deux pieds sont posés simultanément au sol au cours d'un cycle, la course à pied se caractérise par le fait que les pieds sont tous les deux décollés du sol au cours d'un cycle (un cycle désigne la période entre le moment où un pied touche le sol et le moment où il le touche de nouveau). Les deux phases du cycle de la foulée sont la phase d'appui, ou de soutien, et la phase de suspension, ou aérienne. Lorsqu'une jambe est dans la phase d'appui, l'autre est en phase de suspension.

La phase d'appui est marquée par le contact initial du pied avec le sol (attaque du talon), le déroulé du pied jusqu'à la poussée de la pointe et l'impulsion. Cette phase a été mesu¬rée comme correspondant à 40 % du cycle de la foulée. Néanmoins, pour les athlètes de haut niveau en endurance et en sprint, elle est beau¬coup moins importante. La phase de suspension commence avec la flottaison, qui se transforme en cycle avant ou cycle arrière et se finit avec la réception qui entame le cycle suivant. Dans l'il¬lustration, le membre inférieur droit est en phase d'appui (en contact avec le sol) et le gauche est en phase de suspension et se prépare à entrer en contact avec le sol.

nataswim introductionLe sprinter a peu de souci à se faire concernant le terrain. Ces quarante dernières années, la majorité des pistes ont été revêtues de surfaces caoutchoutées qui permettent un rebond élastique après la réception. Elles provoquèrent à leur début bon nombre de blessures en raison du choc du contre-rebond et de l'effet Doppler sur des muscles et des tendons calcanéens non habitués. L'entraînement sur de telles surfaces au fur et à mesure qu'elles se sont développées a permis de réduire la fréquence de ces blessures.

Ce n'est pas le cas des coureurs de fond qui quittent les pistes de stade. Les routes elles-mêmes varient du béton au goudron ; même les « eaux stagnantes » changent les forces produites sur la réception. Autant d'éléments qui modifient les ondes de choc et la réaction, notamment dans les membres inférieurs. L'adaptation est encore plus difficile pour le coureur en côtes ou en montagne, car il doit non seulement monter et descendre verticalement , mais également courir dans les descentes en diagonale.

courir montee descente adaptation

Cela génère des forces excessives, non seulement sur les membres inférieurs , les articulations des chevilles devant se préparer en permanence à l'inversion et l'éversion, mais également sur les genoux et les hanches ainsi que sur le bassin. La conséquence peut être un bas du dos scoliotique, ou tordu, qui deviendra rapidement douloureux si rien n'est fait pour se préparer à ce type de course.

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Mis à part en renforçant sa musculation, comment est-il possible d'améliorer sa forme et ses performances en course à pied ?La course à pied comportant un élément neuromusculaire, il est possible d'améliorer ses performances à l'aide d'exercices qui aident à coordonner les mouvements des parties anatomiques concernées.

Les exercices, développés par l'entraîneur Gerard Mach dans les années 1950, sont simples à exécuter et font subir peu d'impact au corps. Les exercices, couramment appelés les ABC de la course à pied, isolent essentiellement les phases du cycle : montée du genou, mouvement de la cuisse et propulsion. En isolant chaque phase et en ralentissant le mouvement, ces exercices, à condition d'être correctement exécutés, permettent au coureur d'améliorer ses sensations kinesthésiques, de stimuler sa réponse neuromusculaire et d'augmenter sa force. Ces mouvements, à condition d'être correctement exécutés, donneront une bonne forme de course à pied, puisqu'ils se succèdent, le premier revenant après le dernier, et cela juste à une vitesse plus rapide. Ces exercices étaient conçus à l'origine pour les sprinters, mais ils peuvent être utilisés par tous les autres coureurs. Ils doivent être effectués une à deux fois par semaine et peuvent se faire en 15 minutes. Attention cependant à les exécuter correctement.

nataswim introduction 4Le problème de la différence génétique est que la compétition ne peut jamais se jouer à armes physiques ou physiologiques égales. Cela pose inexorablement la question épineuse de savoir quelles aides pour améliorer les performances peuvent être considérées à la fois comme légales et sportives. Ce livre ne traite que des méthodes d'entraînement. Un moyen d'améliorer ses performances de course qui est incontestablement légal est le simple entraînement de loisir. Jusque dans les trente dernières années du xx' siècle, presque tous les livres écrits sur la course à pied étaient des biographies ou des autobiographies, rédigées par des nègres, de grands coureurs à la retraite qui espéraient se faire quelques sous en transmettant les secrets de leurs succès. La plupart de ces livres parlaient des courses, même si certains contenaient de passionnants récits de leurs préparations, et le plus souvent leur manque de préparation ! Si la majorité de ces concurrents étaient des amateurs, tout du moins de nom, l'élite est de nos jours autant professionnelle que le sont les médecins ou les avocats. Courir est pour eux une occupation à plein temps, pour laquelle ils consacrent des heures de préparation, voyagent à travers le monde pour concourir et sont rétribués par les sponsors et les publicitaires pour leurs efforts. Cependant, le concurrent moyen des marathons qui explosèrent dans les années 1980 ressentait peu le désir de courir comme Kut, Shorter, Zatopek et Coe, les grands noms des générations précédentes. La course à pied était une activité de loisir devenue socialement reconnue, qui aidait à contrebalancer la nouvelle tendance à prendre ses repas à l'extérieur. Courir sur quelques kilomètres en toute convivialité avec quelques amis, puis reprendre des calories de manière tout aussi agréable était le nouveau modus vivendi.

nataswim introductionLes capacités de l'homme à courir ont évolué pour faire face aux prédateurs qui rivalisaient avec lui peur la nourriture. C'était avant que notre cerveau se développe et que nous soyons capables de réfléchir au moyen de nous sortir des difficultés. Ceux qui étaient capables de courir plus vite étaient non seulement les premiers à se servir et à s'approprier les portions les plus grosses et les plus nutritives, mais étaient également les plus rapides à fuir en cas de danger. Ceux qui étaient incapables de courir étaient invariablement les premières victimes par leur incapacité à obtenir assez de nourriture ou parce qu'ils manquaient de temps pour manger, ou parce qu'ils devenaient eux-mêmes la proie de prédateurs de par leur manque de mobilité.

Il pourrait être intéressant de conjecturer sur la vitesse à laquelle nos ancêtres auraient été capables de courir s'ils n'avaient pas développé leur cerveau et appris par la ruse à éviter le danger. Cependant, l'utilisation de notre intelligence pour fabriquer des armes pour la chasse a rendu nos ancêtres moins dépendants de la vitesse pour leur survie, et l'aptitude à courir d'arrache-pied devint moins une question de nécessité que de vertu. Dans ces temps anciens, les communautés étaient largement tribales et leurs chefs devaient surpasser les autres par leurs compétences. L'aptitude à courir vite tenait une part prédominante dans cette recherche du respect qui s'acquerrait pour beaucoup par la compétition dont pouvaient faire partie les courses. Les survivants finirent par transmettre à leur progéniture leur constitution génétique qui procurait des jambes rapides, et comme il était toujours nécessaire de courir vite, l'évolution des coureurs plus rapides continua. A cette période, avoir un haut du corps puissant était généralement plus nécessaire qu'être agile, si bien que la morphologie de ces hommes pour lesquels la course à pied était devenue une aptitude moins importante de leur vie quotidienne ne ressemblerait probablement pas à celle de nos actuels champions de course à pied.

Vivant dans l'effort physique, ils avaient certainement un physique plus proche de l'adepte des salles de gym, qui travaille régulièrement sur un large programme d'exercices en évitant la répétition spécifique à un sport.

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